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Dans la sourate Al Kafirounes,
Allah déclare:
Dis : O vous les
kafirounes !
Je n’adore pas ce que
vous adorez,
Et vous n’adorez pas
ce que j’adore
Et je n’adorerai pas
ce que vous adorez
Et vous n’adorerez pas
ce que j’adore
Vous avez votre
Dîne et j’ai mon Dîne
Nous avons été informés que l’état français avait l’intention
de légiférer sur les conditions sans lesquelles une personne ne pourra pas
exercer la fonction d’Imam dans aucune des mosquées en France.
Loin d’être une première action contre l’Islam et les
musulmans de France, c’est plutôt un acte fondateur dont résulterait la
dé-islamisation du pays. Des étapes décisives furent franchies après la mort du
Général de Gaulle, qui en tant que catholique fervent avait un respect
inéluctable pour l’Islam. Puisque cette initiative législative contient
une déconstruction délibérée du rôle de l’Imam et de ce qui est
légalement requis de lui dans la Loi islamique. Cela détruirait, si cette mesure
est appliquée, une des uniques splendeurs du Dîne, Puisqu’il doit
être connu, et aussi par la communauté musulmane, que cette identité et cette
indépendance de l’Imam sont uniques entre toutes les religions et sectes
des mushrik.
Lorsqu’une nouvelle question est posée à l’école du
madh-hab fondée sur le ‘Amal des Ahl Al Madinah, il est de
coutume de demander et d’enquêter : Qu’est ce que cela ? Où cela a-t-il
commencé ? Cette affaire a-t-elle des précédents ?
Se saisissant d’un processus historique, ces questions
impliquent bien davantage que d’évaluer le piège tendu aujourd’hui par l’état
français.
Afin de voir clair dans cette affaire, ce piège doit être
compris de la communauté musulmane dans sa profondeur historique. Et notre
communauté musulmane doit comprendre que son ignorance n’est pas honteuse dans
la mesure où cette manipulation a été fortement occultée au peuple français
depuis les deux derniers siècles.
Puisque cet acte sera commis par le bras exécutif de l’état
français, il nous est donc nécessaire de savoir en quoi consiste réellement
cette entité.
Il est également nécessaire de savoir que cette entité a
changé trois fois son identité, de façon enrepérable au cours des deux derniers
siècles, mais ensuite une quatrième fois d’une façon qui est demeurée
complètement invisible aux citoyens eux-mêmes.
D’abord donc, nous sommes contraints d’examiner la nature
évolutive de l’état français comme corps législatif.
La Révolution française marque un point de rupture dans la
nature du gouvernement, non seulement pour l’Europe, mais également en donnant
une justification rétroactive à la formation de l’état américain.
Alors que l’image forte de leur révolution fut celle de
l’abolition du pouvoir monarchique personnel, qui jusqu’alors avait été la norme
anthropologique du gouvernement civique, on ne tarda pas à les voir remplacés
par une assemblée choisie par un électorat limité puis universel, dans laquelle
les députés, regroupés en parties, étaient en fait sélectionnés en coulisses par
une élite non-élue.
La vraie nature de la Révolution était encore obscure aux
célébrations du bicentenaire dans un festival qui coûta des millions, presque
entièrement financé par les banques françaises.
La Révolution était alimentée par l’introduction des
Assignats, c’est à dire par une monnaie fiduciaire sans contrepartie en termes
réels. Ce fut sa principale réforme sociale, qui fut d’une plus grande portée
que l’abolition de la monarchie constitutionnelle qui dut être remplacée par
l’absolutisme sous le nom de République, que l’on nomma plus tard Démocratie.
La Révolution française prit les attributs d’un culte
religieux. « Avec ses serments, ses autels de la Patrie, ses arbres sacrés de la
liberté, etc. » écrit l’historien Norman Hampson, « elle assuma
progressivement la forme d’une religion civile similaire a celle que prêchait
Rousseau dans le dernier chapitre du Contrat Social.
Comme le citoyen fusionnait l’individu et le paroissien, les
prétentions de l’Eglise de représenter une référence morale en dehors de la
société civile furent de plus en plus rejetées. La nouvelle ère républicaine
commença avec le processus de dé-christianisation. Le 20 septembre 1792, un
nouveau calendrier fut proposé. Le 22 septembre 1792, la monarchie fut abolie.
Le nouveau calendrier symbolisa la substitution de la raison à la tradition, et
du culte d’une Nature idéalisée pour confirmer la rupture avec la chrétienté.
Le dimanche et les fêtes chrétiennes disparurent en une nuit
et la semaine céda la place à la décade. Le 9 octobre 1793, les cimetières
furent déchristianisés et sur leurs portails fut inscrit « La mort est un
sommeil éterne ». Le baptême fut remplacé par le registre d’état civil et les
noms sans connotation chrétienne furent encouragés.
Vers la fin de l’an II, les prénoms laïcs étaient donnés à
plus de 40 % des nouveau-nés. Le Nord-ouest de la France, meurtrie par
l’exécution du Roi et la persécution des prêtres, se souleva contre la
Révolution. Bientôt cette zone, la Vendée, fut décrétée par le nouveau
gouvernement laïc « Vendée Cimetière National »
Pendant qu’au nom de « Liberté Egalité Fraternité », la
Terreur, elle-même la seule invention de la démocratie, régna sur l’exécution
massive d’innocents et installa les guillotines dans chaque ville et village de
France. Le génocide vendéen atteignit de telles proportions que ce n’est qu’au
XXIe siècle que la documentation émergea du silence de plomb qui l’avait
recouvert depuis.
Les détails sont plus terrifiants que toutes les macabres
statistiques. L’armée française, en apportant la démocratie au peuple, allait de
village en village en arborant des colliers d’oreilles humaines. D’autres,
exaltés et saouls, mettaient des têtes de bébés au bout de leurs baïonnettes.
Profitant de la famine a Nantes, des pots de graisse humaine
avaient été recueillis dans les fours de Bocage. La colonne numéro cinq,
commandée par Le Cordelier, encercla un village en Vendée et commença à
massacrer la population entière. Le curé Voyneau, se précipita pour demander la
grâce de ses paroissiens. Ils lui arrachèrent la langue et le cœur, avant de le
découper en morceaux.
Quelques jours plus tard, un prêtre rebelle combattant le
gouvernement arriva dans le village pour découvrir des anciens paroissiens
massacrés dans les rues et dans l’église. Avant de les inhumer, il rassembla les
morts, qu’il connaissait personnellement, et fit la liste de leurs noms de
famille, prénoms et ages : cinq cent soixante quatre personnes, dont cent
quarante sept enfants. Georges Amiand, un historien vendéen commente à ce
propos : Oradour, Haute Vienne 1944 ? No, Lucs sur Boulogne, Vendée 1794.
Ensuite commença le massacre des prêtres catholiques. Comme
les guillotines étaient déjà encombrées par des files d’hommes, de femmes et
d’enfants, le gouvernement trouva une solution technique. Avec une cargaison de
quatre-vingt dix prêtres tirés de la prison de la ville, le bateau « Gloire »
fut sabordé à la hache et coulé dans la Loire. C’était le 18 novembre 1793. Le
10 décembre, cinquante huit prêtres d’Angers furent noyés dans la rivière.
Le 14 décembre, ce fut le tour de 150 civils. Le 22 décembre,
350. Le 23 décembre 800.
Le 27 décembre 500. Ce fut un tel succès que la méthode se
répandit dans cinq autres villes, qui pratiquèrent à leur tour, par centaines,
ce qu’ils appelèrent le baptême patriotique.
Amiand note « en un mois, cinq mille noyades. A cette
liste de la Terreur à Nantes, s’ajoutèrent les fusillades en masse des troupes
de Gigant et les charrettes quotidiennes pour les guillotines de Bouffay. Un
total de douze mille victimes, civils, hommes, femmes et enfants, éliminés pour
raison d’état.
Le 12 juillet 1790, l’état français institua la constitution
civile du clergé. Mourret, un membre de l’assemblée Nationale, écrit : « Le but
de cette assemblée était clair : Il voulait mettre en place une église nationale
en France. Cette constitution rompait de fait la fidélité des prêtres et des
évêques envers le Pape. Un autre député déclara à l’assemblée nationale : « Il
est temps que l’église de France soit délivrée de sa servitude.>>
Ici vous devez avoir saisi que ce document, qui introduit le
nouveau concept d’Eglise de France, abolissait dans le même temps le
christianisme. La structure sociale chrétienne de toute la nation était abolie,
c’est à dire diocèses et paroisses remplacés par les départements civils. Les
évêques devaient être élus par le peuple, et ils devaient faire un serment
d’allégeance de défendre la Constitution décrétée par l’Assemblée Nationale de
toute leur force. En conséquence, les prêtres ne devenaient rien d’autre que des
fonctionnaires. C’est ce document qui suscita en grande partie la rébellion en
Vendée.
Le 27 novembre 1790, l’Assemblée vota que tout ecclésiastique
officiel devait prêter serment d’allégeance à la Constitution de l’Eglise ou
devait être démis de son poste et privé de son salaire. Ironiquement, une des
raisons des attaques contre le catholicisme était l’existence des vœux
monastiques. Ces vœux furent la cause de l’abolition et la prohibition des
ordres monastiques. Désormais, le même homme devait comme la base de tout autre
chose prêter un serment séculier qui était une caricature de leurs équivalents
religieux.
Tout ceci a été fait par l’Assemblée Nationale pendant
qu’elle déclarait “la religion n’est pas en danger, son dogme est préservé dans
toute sa pureté”. L’évêque dAngers écrit à ses prêtres afin de les féliciter de
leur refus du décret : « j’ai toujours su que vous rejetteriez ce serment civil
et qu’aucune considération humaine ne pourrait vous faire trahir votre
conscience (…)Nous avons un maître plus grand à servir que l’Assemblée
Nationale, et c’est Lui qui interdit plus absolument de prêter le serment qui
est demandé ».
C’est le nombre croissant de membres du clergé qui refusèrent
de se soumettre à l’abolition du christianisme qui, plus que l’exécution du Roi
et de la Reine, mena au génocide de la Vendée.
En conséquence, le 12 mars 1792, le directoire de Nantes émis
un décret comme suit :
1- Que dans chaque district une liste de noms soit
préparée de tous les prêtres non-assermentes, actif ou retire, dans les
paroisses
2- Que chaque prêtre réfractaire qui n’a pas signale sa
présence dans la capitale du département soit recherche et amené de force
dans la ville de Nantes,
3- Qu’une maison soit désignée pour recevoir ces prêtres,
en l’occurrence la maison Saint-Clément,
4- Que la subsistance de ces prêtres soit assurée par la
retenue de leurs salaires et pension, et qu’un garde soit mis en place par
la municipalité pour surveiller la maison, et que l’évêque et son conseil
soit invite à pouvoir aux besoins spirituels des paroisses ainsi dépourvues
de prêtres.
L’arrivée du clergé constitutionnel arriva en temps opportun.
Le peuple le surnomma le Truton, c’est à dire les prêtres intrus. La réponse du
gouvernement fut d’appeler « fanatiques » tous les prêtres réfractaires qui ne
se conformait pas. Ce qui était la déchristianisation de la France était compare
à la naissance du christianisme dans la Rome antique ou les chrétiens devaient
se cacher de l’état romain dans les catacombes. Comme il commença, il finit.
Finalement les choses se tassèrent, beaucoup de prêtres
revinrent, brisés et soumis. Plusieurs choses furent rétablies : les calendriers
et les jours saints furent re-institués. A la fin cependant la transformation
avait été complète. L’état français était fondé comme une institution athée
interdisant tout jugement religieux.
Il ne serait pas vrai de dire que la chose était finie, dans
la mesure ou, bien entendu, une religion qui a duré presque deux mille ans
n’allait pas disparaître du jour au lendemain.
La bataille entre l’église catholique et l’état continua sans
interruption jusqu'à la fin du XIXe siècle, lorsque la dernière et fondamentale
chose fut abolie. Cet ultime enjeu fut celui qui avait été jalousement conservé
par l’église romaine : l’éducation.
Jusqu'à la première guerre mondiale et même au-delà, les
écoles chrétiennes faisaient compétition dans l’excellence avec les écoles
laïcs, mais leur influence était réduite à un tel niveau d’activité privée
qu’elles ne constituaient aucune menace.
La première phase dans l’évolution de l’état français
s’acheva avec le coup d’état de Napoléon. Les changements qu’il accomplit
furent bien plus profonds pour le triomphe éclatant du structuralisme. Le réseau
dense de ministères et de comités de sûreté établirent les principes du règne de
l’état absolu qui depuis lors est la marque de la prétendue démocratie
politique. Homme d’un génie unique, Napoléon parvint à contenir plusieurs
contradictions au cours de son règne.
Le mythe du leader populaire qu’il institua en incarnant les
principes de la Révolution l’obligea à exprimer du dégoût pour la Terreur et en
particulier pour le génocide de la Vendée. Cependant, il pratiqua l’assassinat
politique et ordonna personnellement l’exécution d’un des plus grands leaders
rebelles de la Vendée. A Sainte Hélène, il essaya encore de se distancier de
l’horreur de la Vendée et rendit hommage a ces jeunes héros martyrs. En même
temps, il ordonna de faire graver le nom du général Tureau sur la plus haute
partie de l’arc de triomphe, obligeant chaque président démocrate qui lui
succéda à marcher dessous. Tureau fut le principal boucher de la Vendée qui
supervisa personnellement ses horreurs, avec un enthousiasme particulier pour
l’exécution des femmes et des enfants.
Toute la carrière de Napoléon, comme il convient au créateur
de l’état nation moderne, peut être parfaitement confirme par l’affirmation de
Joseph Fouché ( 1759-1820 ), membre de la convention révolutionnaire, connu
comme le boucher de Lyon ( 1793 ), ministre sous Napoléon et la Restauration :
« Il faut marcher vers la Liberté sur des piles de cadavres ”.
Ceci est certainement le programme actuel des démocraties en
Iraq. C’est ainsi, comme cela convient au génie de Napoléon, que sous son règne
les choses furent plus aisées pour l’Eglise sur la place publique, pendant qu’en
même temps un intangible principe laïc était institué.
Lors du sacre de Napoléon, le Pape avait été amené de Rome,
tel un quasi prisonnier. Au moment où le Pape devait ceindre la couronne sur sa
tête, Napoléon la saisit et se couronna lui-même. C’est à ce moment que se
révéla la contradiction qui pesait sur Napoléon. Le pouvoir de la Banque, tant
sur le continent qu’en Grande-Bretagne, avait solidement établi sa domination
sur le principe monarchique, qui, rappelons-le, représentait l’exercice direct
du pouvoir dans les mains d’un homme sur les puissances financières.
Napoléon lui-même admit que la monarchie était la seule
protection contre le pouvoir de la Banque. Il avait crée la Banque Nationale de
France. Maintenant, il cherchait à en devenir le maître. Les finances, comme
instrument de pouvoir, avaient été extirpées des mains de l’Eglise romaine. Les
jours de Richelieu, Mazarin et Colbert étaient passés pour toujours.
Le système bancaire en Europe, suite aux politiques libérales
d’émancipation des juifs, avait noyauté l’élite laïque des nouvelles
démocraties.
Napoléon considéra nécessaire de nationaliser le judaïsme, de
la même façon que ses prédécesseurs révolutionnaires avaient nationalisé
l’église chrétienne en même temps qu’ils avaient institué la monnaie fiduciaire
pour remplacer le louis d’or.
Pour cela, Napoléon fit injonction aux dignitaires juifs afin
de créer un congrès national juif, qui lui serait soumis. Ce devait être le
Sanhédrin français. Comme convenu dans la falsification de l’histoire moderne,
cette tentative infructueuse a été marginalisée dans la chronique officielle.
Une chose est sûre, la tentative de Napoléon de dominer le système bancaire à
travers la monarchie, scella son sort et attira une coalition contre lui qui
finit par le vaincre, après une brève série de brillantes victoires militaires.
La troisième évolution de l’état français fut la tentative
pleine de panache par le Général de Gaulle de sauver la France, d’abord de
la défaite abjecte de l’état et de ses institutions militaire et politique, puis
du communisme, qui pris presque possession de la France, et troisièmement, du
système bancaire mondial.
Comme fondateur de la cinquième République, de Gaulle a sauvé
la France de son héritage impérial et en même temps que d’une puissante extrême
gauche. De Gaulle, en grand homme d’Etat, a tenté de son mieux de reconstruire,
au milieu d’un contexte désastreux, un Etat avec un Président doté de pouvoirs,
précisément, monarchiques.
En France, pendant la durée de son mandat, il y eut des
discussions sur ses convictions monarchistes et des spéculations sur ses
ambitions d’être roi ou d’ouvrir la porte au retour des Bourbons, comme Franco
en Espagne.
Bien qu’il maintint son intégrité républicaine jusqu’à la
fin, il est à noter que sur les deux éditions privées de ses Mémoires, une fut
envoyée avec une dédicace au Comte de Paris, Duc de France.
Il a déjà été fait référence à l’existence d’une
transformation occulte de l’état français. Ce changement se fit en deux phases.
Un : un acte présidentiel pour défaire le système bancaire mondial et
l’hégémonie du dollar. Deux : un coup d’état du système bancaire, mis en oeuvre
dans la rue sous l’apparence d’une révolution populaire soulevée pour renverser
le vieux Général despotique, et encore une fois donner le pouvoir au peuple. Ce
fut mai 1968.
Le premier acte fut l’annonce publique inattendue à la
télévision française que le Général de Gaulle abandonnait le dollar comme devise
de réserve et le remplaçait par l’or. Peu avant le renversement organisé du
Général, au Conseil du 06 octobre 1966, en réponse à une nouvelle crise du
dollar, il déclara : La dévaluation du dollar est inévitable. Les Américains n’y
échapperont pas à cause de la persistance du déficit de leur balance des
paiements. Tôt ou tard, ils devront abandonner la convertibilité du dollar en
or. Cette hypocrisie cessera. Avec sa manière sibylline particulière, il
annonça : « Il va y avoir des secousses ! » Cette prémonition brillante avait
été faite deux ans avant la grande crise monétaire qui éclata en 1968. Le
conseil du 20 mars 1968 dessine la ligne de démarcation de laquelle provient ce
changement occulte de pouvoir.
Ceci doit être compris profondément : ce qui est à l’examen,
c’est la tentative gaulliste de sauver l’état politique, suivie d’un coup d’état
moderne, superbement orchestré, mis au point pour apparaître comme le
soulèvement de la jeunesse. Il en résulta l’accession de Pompidou au palais de
l’Elysée, un neveu des Rothschild et le transfert du pouvoir des institutions
politiques vers le système bancaire.
Cet évènement fut marqué par la restauration du vieux ghetto
de Paris, Beaubourg, sous la forme d’un quartier haut de gamme et d’un bâtiment
symbolique, au-delà de l’arc de triomphe de l’état napoléonien, à la Défense.
Là, un immense cube de marbre vidé de l’intérieur, fut érigé pour symboliser ce
transfert de pouvoir. Dans la suite logique, un cube plus petit, mais similaire
devait être érigé plus tard à Madrid, prétendument pour honorer la Constitution
post-franquiste.
Retournons au conseil des ministres du 20 mars 1968:
DEBRÉ:
Le dollar s’envole. Ceux qui détiennent des capitaux
rapportent que des achats massifs sont effectués sur l’or et les devises
européennes. Seule une pression politique des Etats-Unis force le Japon,
l’Allemagne et l’Italie à vendre leurs dollars.
Autour de juin 1967, ces mouvements étaient si massifs qu’ils
furent effectués dans le plus grand secret. Ce n’est que la dévaluation de la
Livre qui révéla toute l’opération. Soudain, les Etats-Unis avec le support des
banques centrales, avait éliminé la convertibilité du dollar en or, pendant
qu’ils en justifiaient le principe.
Les apparences ont été sauvées, mais le lien entre l’or et le
dollar est brisé. Le Pool d’or des sept grandes banques centrales a été dissous,
et il n’y a pas de marché officiel de l’or. ( Le président Nixon rompit le lien
officiellement le 15 août 1971, sa convertibilité avait été suspendue trois ans
auparavant ) Les Etats-Unis veulent démonétiser l’or et faire le dollar la
monnaie reine, gérée par un FMI ré-organisé. L’Allemagne et l’Italie acceptent
le rôle du FMI, en prétendant que le veto européen est leur protection. La
Grande-Bretagne est dans une situation terrible qui n’est dissemblable à la
nôtre. Le 29, il y aura une réunion a Stockholm avec le FMI pour discuter des
Droits de Tirage Spéciaux. Les Six sont divisés et nous avons été isolés.
GENERAL DE GAULLE:
Le combat va être difficile. Pour la tactique, nous allons
voir. Nous aimerions connaître le point de vue de M. Edgar Faure.
FAURE:
Nous devons nous opposer cet impérialisme mais je ne suis pas
un partisan de l’or. L’avenir est à la démonétisation de l’or, cela est conforme
aux exigences des économies modernes. Je soutiendrai volontiers une avancée vers
une monnaie internationale abstraite. Le système économique moderne le
permettrait.
DE GAULLE:
Cependant, la stabilité d’une telle construction monétaire
est douteuse.
DEBRÉ:
La monnaie est un phénomène politique. Il ne s’agit pas d’une
question économique et technique. Le système proposé par Mendés France est
inimaginable aujourd’hui ( Il ne semblait pas vouloir attaquer Faure )
FAURE:
J’évoque des orientations. La mise en oeuvre immédiate peut
être différente.
JEANNENEY:
La monnaie fiduciaire a toujours été abstraite, c’est
inévitable. Mais derrière l’abstraction, il y a toujours la discipline de l’or.
On pourrait avoir une monnaie totalement abstraite sur le plan national, parce
qu’il est lié à une responsabilité politique. Mais une monnaie internationale
nécessite un gouvernement international. Aujourd’hui nous avons un risque
d’appréciation du Franc. Une solution serait d’acheter des Dollars. Mais nous
devons trouver autre chose : des techniques d’intervention pour éviter
l’absorption de dollars. Par exemple, intervenir sur le marché de l’or.
COUVE:
Il y avait deux devises de réserve. Après l’effondrement de
la Livre, il ne reste que le Dollar.
Pendant plusieurs années, nous avons demandé la réévaluation
de l’or qui aurait permis aux Etats-Unis de contrôler leur dette, de conserver
la convertibilité du Dollar et créer une abondance monétaire favorable à
l’économie. Cela n’a pas été fait. Maintenant nous avons des problèmes.
POMPIDOU:
L’or n’est ni le métal le plus précieux ni le plus stable.
Mais il a toujours été la base de l’ordre monétaire international. Il est son
policier.
GAULLE:
Et son juge ! Nous avons besoin d’un moyen d’échange, un
système international dans lequel nous ayons confiance. Le système de l’étalon
or est complètement dépassé. Nous ne devons pas essayer de le maintenir
artificiellement. On ne peut plus tout faire reposer sur le Dollar ou la Livre.
Nous avons besoin d’un nouveau système. Un système qui repose sur des bases
solides. Il y a deux possibilités : l’or qui possède une tradition solide et
quelque chose d’abstrait, mais pour cela, un gouvernement mondial
particulièrement puissant serait requis. En fait, seul l’or est possible. Mais,
étant donné le montant de monnaie artificielle en circulation, dans les
circonstances actuelles, l’or n’est pas suffisant. Ils demanderont une
organisation de crédit international afin de restaurer au moins partiellement
l’autorité du FMI. Nous devons agir dans notre propre intérêt.
Un nouveau conseil fut tenu le 3 avril 1968.
DEBRÉ:
Les Américains ne sont venus à Stockholm dans l’unique but de
franchir une étape dans la démonétisation de l’or, ce qui signifie la création
d’une zone dollar universelle. J’ai argumenté pour la discipline des devises
réelles. J’ai été confronté à un silence total. J’ai été abandonné par nos
partenaires européens. La soumission des autres pays fut totale et humiliante.
DE GAULLE:
Notre position politique est en même temps excellente et
difficile : excellente, parce que tout le monde voit maintenant qu’il y a l’or
ou le dollar- c’est une façon d’y faire face- difficile, parce que le système
est vicié par la soumission de nos partenaires aux américains.
Un mois plus tard, intervint le coup d’état parfaitement
organisé et médiatiquement construit de mai 1968. La conséquence inévitable
suivit dans un referendum minutieusement orchestré. Avec la démission du Général
de Gaulle, ce fut l’état français qui tomba dans les mains despotiques d’une
élite non-élue de la Banque et de la Finance, qui n’ont depuis eu de cesse de
poursuivre leurs propres intérêts, souvent au détriment de l’électorat lui-même.
Dans la poursuite de leurs intérêts, le nouvel état a mis en place d’implacables
programmes d’enrichissement privé au péril de la stabilité intérieure. Ses
armées ont été déployées a Djibouti, en Mauritanie et dans les états sahariens
du Mali, du Niger et du Tchad. A travers l’Afrique de l’ouest, des troupes ont
été déployées pour la protection et l’expansion d’intérêts monétaires au prix de
la souffrance des populations locales et de pertes militaires significatives. Le
drapeau est tricolore, mais les intérêts sont ceux d’Elf -Aquitaine et de
Lagardère.
Ce survol de l’entité que les musulmans doivent affronter
change profondément la manière dont nous pouvons choisir de répondre à la crise.
Le ministre va proposer le projet de loi. L’Assemblée va le débattre. Et la
décision politique sera prise. Cela ne sera pas le fait de la population. Cela
ne sera pas fait dans l’intérêt de la population. Cela sèmera la zizanie, ce qui
n’est pas l’intérêt de la population française. Nous devons maintenant regarder
la situation en face, c’est à dire qu’étant donné le caractère non-élu du
pouvoir étatique qui demande cette législation, que les gens peuvent constater,
non seulement en France mais ailleurs, que l’Islam, Deen al Haqq,
est leur seul ennemi. Pourquoi ?
Allah dans son glorieux Qur’an, déclare
dans la sourate al-Baqara (2:274-278):
Ceux qui pratiquent le
riba ne se lèveront de leurs tombes
Qu’à la manière de
quelqu’un rendu fou par l’emprise de shaytan
C’est pourquoi ils
disent “le commerce est comparable au riba”
Mais
Allah a rendu licite le commerce et a interdit le riba
Quiconque a reçu une
mise en garde de Son Seigneur, puis a cessé,
Peut conserver ce
qu’il a reçu auparavant
Et son cas relève d’Allah.
Mais celui qui
récidive, ce sont les compagnons du Feu,
Ils y demeureront sans
fin, pour toujours.
Allah anéantit le
riba et fait croître la sadaqa
Allah n’aime pas les
négateurs persistant dans le péché.
Ceux qui ont l’Iman
et font les actions droites
Et établissent la
salat et payent la zakat
Auront une récompense
auprès de leur Seigneur
Nulle crainte ne les
accable et nul chagrin ne les afflige
Vous qui avez l’Iman
! Prémunissez-vous de taqwa envers Allah
Et abandonnez ce qui
vous reste de riba
Si vous êtes au nombre
des mouminounes
Et si vous ne le
faites pas, alors attendez-vous à une guerre de la part d’Allah
Et de son Messager.
Mais si vous faites
tawba, vous avez droit à votre capital,
Vous ne commettez pas
d’injustice et vous n’aurez subi aucune lésion.
Il résulte de l’évolution de l’état jacobin et fiscaliste que
sa lutte pour s’imposer l’oblige à s’opposer l’adoration divine, dans la mesure
où cette adoration dénonce une impraticabilité catégorique de l’humanisme.
L’idée selon laquelle on peut construire une société uniquement sur les
capacités humaines est un projet voué à l’échec, vu la triste chronique de
l’humanité depuis les temps historiques, en fait, depuis les fils d’Adam, que la
Paix soit sur lui.
Puisque la richesse appartient à Allah,
gloire à Lui, l’état qui dénie Allah doit avoir
pour but la possession de la richesse. C’est dans cette nécessité que repose le
mode opératoire fondamentale de l’état bancaire moderne.
De plus, une contradiction est introduite dans l’état
bancaire, qui nous avons vu dans la discussion dans l’entourage du Général de
Gaulle, car il implique un gouvernement mondial, pendant qu’en même temps, il
doit se présenter comme un état national. Le mythe officiel veut que la
Révolution ait crée la France moderne. La réalité est que la Révolution a aboli
la France historique et a ouvert la voie a l’état fiscal abstrait sous l’égide
d’un système monétaire abstrait.
En réponse à ce dilemme de cet autoportrait de l’état
national français, sa gouvernance demeure comme auparavant, dans un état de
mouvement suspendu. C’est le gouvernement, mais il ne gouverne pas. Le
gouvernement se présente comme défendant l’intérêt national. L’état, qui est
constitué de l’élite possédante et dirigeante, commande non pas sous la forme
d’une quelconque conspiration, mais plutôt par un jeu sophistiqué et efficace de
liens réciproques d’institutions financières et d’une sorte de club qui met en
relation un personnel d’élite. C’est pour cette raison que la crise moderne du
gouvernement ne vient pas du peuple, ni même les barricades. Rappelez-vous que
1968 a été mis en scène par les banquiers, non par les masses. Par exemple, la
crise du gouvernement Mitterrand fut la punition par l’état bancaire pour avoir
mal géré puis exposé les machinations financières du conglomérat pétrolier
tout-puissant Elf-Aquitaine.
Il doit être rappeler que le reflet de la crise a couvert un
territoire allant de l’Afrique de l’Ouest au Kazakhstan en passant par la
France. C’est pourquoi, au sujet de la législation en projet, qui doit porter un
coup fatal à la communauté musulmane en France, notre réaction et ensuite notre
action doit être énergique et basée sur une entière obéissance à la
Sharia’t. puisque nous faisons face à un ennemi masqué. L’ironie est que
la classe politique si justement méprisée n’est pas à blâmer. Leur réalité
politique a toujours été : «je ne fais que suivre les ordres».
Il résulte que chaque engagement de dialogue avec les médias
français et les porte-parole du gouvernement ne peut que se révéler un piège qui
compromettra davantage et même humiliera les musulmans. Ce fut le cas récemment
quand le très confus Tariq Ramadan défia l’ambitieux et adroit nain hongrois,
Nicolas Sarkozy. Un homme dont l’ambition est de prendre la place d’un président
sans pouvoir doit être affronté avec précaution. Le petit bonhomme intelligent
emmena le moderniste ignorant sur un terrain duquel il ne pourrait pas
réchapper. En un temps record, il fut piégé dans un débat sur la lapidation des
adultères. Puisque la France n’est pas un état musulman et puisque la chose est
hypothétique, comme ce fut la sounna depuis le temps des
Sahaba, le cas ne doit même pas être débattu. « Cela est-il arrivé ?
Non ! – Alors des que cela sera arrivé, je vous répondrai ». Ce fut la position
des Ouléma pendant des siècles. Grâce ce lamentable évènement,
l’ambitieux hongrois put se présenter contre le triomphe de la raison sur le
fanatisme. Ramadan fut l’opportunité parfaite. Le Hongrois se considère comme
français, alors que les millions de citoyens français musulmans sont traités et
définis par les médias et l’état par une terminologie raciste comme étant une
population immigrée. De la même façon, les juifs ne sont jamais définis comme
immigrés.
Il a déjà été souligné que la guerre inévitable avec l’état
laïc aux ordres de la Banque est en cours depuis un certain temps. On pourra
définir la première étape par la tentative de Mitterrand de rassembler les imams
importants, qui, du fait de leur point de vue moderniste défaillant, pouvaient
se montrer collaborateurs. Ceci fut une répétition historique directe de
l’effort napoléonien qui mit en en place un sanhédrin national de juifs
influents. La seconde étape fut la décision plutôt culottée d’empêcher les
jeunes filles musulmanes portant un foulard de fréquenter l’école publique. Il y
eut deux aspects dans cette affaire.
D’abord, d’un point de vue islamique, le couvre-chef, en fait
l’habillement, n’appartient pas à proprement parler à la sphère du fiqh.
Plus précisément, tous les aspects de la tenue vestimentaire interviennent dans
la dimension vivante et essentielle du ‘Amal. Ce ‘Amal
a son tour est animé par la vigueur de la sounna d’une communauté,
en d’autres termes, l’approbation ou la désapprobation de la communauté
elle-même.
Ensuite, le foulard particulier qui a été imposé aux jeunes
femmes n’avait en fait aucune identité historique. En effet, il s’agit de la
coiffe des nonnes chrétiennes, un couvre-chef qui avait été adopté par les
modernistes musulmans au Liban sous contrôle chrétien. Il se répandit ensuite
par le travail de propagande d’activistes du courant moderniste.
Par exemple, Anwar Ibrahim, presque à coup sur un
franc-maçon, l’imposa en Malaisie, quand il rallia la jeunesse musulmane en
faisant d’eux une troupe de supporters facilement identifiable. Sans portée en
lui-même, ce symbole fut le point de ralliement grâce auquel il put accéder plus
aisément, en tant que dauphin du FMI, au poste ministériel qui exerce la tutelle
sur la finance malaisienne. Encore une fois, la crise ne venait pas de la rue
mais des hautes sphères de la finance. Cette crise révéla que Anwar Ibrahim
mettait en oeuvre le diktat du FMI et était en train de ruiner la devise
nationale. Seule l’intervention intelligente du gouvernement a pu sauver le
Ringgit, cependant la défaite temporaire du FMI révéla au Dr Mahathir que le
gouvernement était pourtant sans pouvoir. En d’autres termes, il était arrivé à
la solution gaulliste. Encerclé par la Banque, il perdit la volonté de combattre
et se retira vaincu.
L’incident du foulard, et certainement le dilemme actuel dans
lequel se trouvent les musulmans de France est partagé par la communauté
islamique dans le monde entier.
Une majeure partie de la faute repose sur une génération
profondément ignorante des arabes. Alors que la fonction du khalifat
était démantelée en 1924, le dernier khalife fut le Sultan
AbdulHamid II, qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde, qui fut déposé en
1908. Le Khalifat n’a pas été aboli, comme le prétendent les
kouffars, puisqu’il n’était pas dans le pouvoir du dönme
Mustapha Kemal de l’abolir. L’histoire moderne des Arabes se déroule sous le
signe maudit de leur racisme. Ils se sont laissés mener par le bout du nez par
les Européens en considérant les Turcs comme inférieurs par nature et en les
traitant que puissante occupante. Pendant le 20e siècle, ils tombèrent dans la
fange du socialisme dont ils ne se relevèrent jamais, si bien qu’il en résulta
cette nation arabe matérialiste, avide et socialiste, avec une Arabie en royaume
dégénéré, crée à bord d’un yacht par la main d’un Churchill sous l’emprise de
l’alcool.
Le wahhabisme fut l’enfant de l’impérialisme britannique,
mais il fut élevé à maturité par le nouveau bras armé de la Banque, encore
trompeusement drapé dans la bannière étoilée.
Une partie significative de la communauté musulmane de France
est compose d’une diaspora issue des états socialistes d’Afrique du Nord et d’un
Royaume qui a trop longtemps toléré les réformistes wahhabites et laïcs. Le
résultat de tout cela est que les musulmans de France n’ont pour leaders qu’une
bande de réformistes sans éducation. Puisque le Dîne al Haqq
ne peut pas être réformé, mais selon l’expression d’Umar Ibrahim Vadillo, il est
lui-même l’agent réformateur, cela signifie que notre situation en France est
fragile. Pour cette raison, notre appel s’adresse à ceux qui sont bien établis
dans le Dîne, c’est à dire ceux qui adhèrent au madh-hab
de la Pratique des Gens de Médine, auquel Ibn Taymiyyah donna la primauté
sur toutes les autres ecoles- pour qu’ils se lèvent en faisant montre de sagesse
dans l’action et la parole.
La sourate al Kafirun a été placée au début de
cette fatwa parce que la menace laquelle nous sommes tout près de
succomber avec cette loi scélérate, ce n’est pas le gouvernement impuissant
mais, comme toujours dans notre histoire, ce sont les Mounafiqounes.
C’est ainsi qu’avant de définir les uniques conditions pour
être Imam dans le Dîne al Islam, nous
rappelons et mettons en garde nos frères et sœurs dans le Dîne,
résidant en France, que ni les conseils islamiques manipulés par l’état ni les
muftis officiels n’ont aucun pouvoir, aucune autorité ni aucun
droit dans la Shari’at de nous dicter notre conduite. En France,
nous sommes une minorité. En France, au sens juridique, nous sommes à la merci
de l’état de division dans lequel se trouve la nation elle-même. Pourtant, pour
les musulmans obéissent dans ce qui relève du Dîne, il faut que
cela vienne d’un ‘Amir.
L’Islam n’est pas la secte shi’ite, et donc
aucune obéissance n’est due à ceux qui guident la prière. Sans ‘Amr,
même les Fouqaha ne peuvent donner une guidance, et c’est une
guidance bancale qui émet des avis qui ne peuvent ni être obéis ni imposés.
Souvenez-vous que le ‘Amr remis au ‘Amir ne prend sa
signification que lorsqu’il a pris la bayât publique et qu’il a
autorisé la collection imposée de la Zakat. Même compte tenu de
notre situation minoritaire dans le pays, cela est encore possible.
Le gouvernement propose, ayant reçu le signal d‘alarme de la
Banque, d’imposer les conditions suivantes pour l’Imamat. Personne
ne peut manquer de percevoir la contradiction d’un état qui s’autoproclame laïc
en insistant sur la séparation entre la religion et l’état, et qui ensuite
lui-même pénètre la zone de la religion pour dicter ce qui doit et ne doit pas
se faire. Comme toujours, l’état laïc prend le masque de la raison et place sur
la religion celui de l’irrationnel. La réalité cachée se révèle alors : l’état
ne peut exister en même temps que la religion. Et cependant celui-ci ne peut pas
survivre socialement sans celle-la. En conséquence, il tente de transformer
celle-la en celui-ci. Celle-la étant la religion et celui-ci étant l’état.
L’idée est que personne ne puisse assumer le rôle d’Imam s’il n’a
pas fréquenté une école pour imams contrôlée par l’état, auxquels
ils inculqueront les gloires de la Constitution francaise et la doctrine laïque
elle-même, puis prêteront serment d’allégeance á la Constitution. Un retour sur
la liste des conditions imposées aux prêtres par la première République démontre
qu’il s’agit presque mot pour mot du décret relatif aux Imams musulmans.
Il imposera aux Imams la maîtrise de la langue
française. Une fois de plus, cette dernière obligation qui semble raisonnable à
première vue, ne peut en aucun cas être une contrainte en vue d’une réforme
kafir du rôle de l’Imam.
Examinons maintenant ce que sont les exigences faites à un
Imam selon la Shari’at de l’Islam dans sa forme la plus pure et la
plus noble, au sein de la mère des madh-habs, l’école du
‘Amal, qui est celui des Ahl al-Madinah.
Les conditions requises de l’Imam
Louange à Allah qui nous a fait le don de l’Iman et de
l’Islam, qui par Sa Générosité nous accorde la connaissance du halal
et du haram et a purifié nos cœurs de qui Il Veut des maux et
maladies.
Et qu’Allah bénisse Mouhammad, le sommet de la
création, qui exposa Sa Loi clairement, à la fois dans ce qui est obligatoire et
ce qui est recommandé, qu’Il bénisse sa Famille et Ses Compagnons, et ceux qui
ont suivi son exemple.
As Sanoussi déclare dans son commentaire moyen qu’il a été
dit:
« Nul n’écoute avec l’intention d’acquérir la connaissance
sans qu’il ne soit guide, nul n’a l’intention de désobéir sans qu’Allah
interdise qu’il soit guidé »
Ibn Ashir, dans son célèbre condense du Dîne, Mourshid al
Mou’in, affirme:
« Un Imam doit remplir les conditions suivantes : être mâle,
moukallaf ( majeur et sain ), être capable d’accomplir le fard de la salat et
connaître les jugements s’y rapportant»
Commentant cela, Al-Mouwwaq a dit:
« S’il arrive quelque chose a l’Imam qui l’empêche de se
tenir debout, alors il doit appointer quelqu’un a sa place pour prier avec les
gens et il doit rejoindre un des rangs et prier derrière le nouvel Imam»
Ibn ‘Arafa a dit :
« Etre Imam est conditionné à la capacité : il est interdit
d’être Imam à celui qui est incapable de se courber et de se prosterner, comme
pour la Fatiha, dans le cas d’un muet ou d’un illettré, c’est a
dire incapable de réciter. »
Quand il dit qu’ « il doit connaître la jurisprudence », Al
Mouwwaq a rapporté :
« Qadi Iyad a dit : « parmi les qualités obligatoires de
l’Imam, il y a celle d’être ‘alim et faqih en ce qui
concerne la salat »
Al Qubab a dit :
« et al-Ma’zari peut être cité ici parce qu’il considère
qu’une des choses qui empêchent quelqu’un d’être Imam est le
manque de connaissances sur ce qui est nécessaire à la validité de la récitation
et le fiqh de la salat »
Par fiqh, cependant il n’a même pas voulu dire
la connaissance des règles des prosternations de négligence, puisque la
salat de la personne ignorante de ces règles est néanmoins valide si sa
salat n’est pas entachée de ce qui l’invalide.
Plutôt, la validité de la salat est liée à la
connaissance de la manière de faire le ghousl et le woudou :
il n’est pas stipulé que l’on doit être capable de spécifier tous les détails
nécessaires de la Sounnah et ceux de l’excellence.
Ibn Abi Yahya a dit :
“Quiconque ne connaît pas la différence entre les aspects
fard et les autres, mais accomplit la salat comme il se doit, alors cela est
valide comme Abou Muhammad l’a mentionné.
Ibn Roshd a relevé que Jibril, sur lui la Paix, accomplit la
salat de dhor avec le Prophète, sur lui la paix et
les bénédictions d’Allah, avec tous ses aspects fard et d’excellence-
puis le Messager d’Allah, sur lui la paix et les bénédictions d’Allah,
a dit :
“Prier comme vous m’avez vu prier” et il ne leur a ordonné de
faire que ce qu’ils ont pu voir.”
Shaykh Ahmad al-Qalaawi ash-Shingiti, commentant cela, a
ajoute:
Alif-lam-mim-sad n’a pas mentionné la condition qu’il soit
musulman. Ceci est pris par Khalil avec ses paroles : “Et cela est invalide dans
le cas de quelqu’un qui est ouvertement un kafir.
Al Khurshi a rapporte que Ain-Jim a dit :
“Il ne suit pas automatiquement qu’il est musulman simplement
du fait qu’il accomplit la salat, même si c’est dans une mosquée – contrairement
a Abou Hanifa qui explique que si il est dans une mosquée, alors on peut en
supposer qu’il est musulman comme c’est un signe évident de l’Islam. Cependant,
ceci ( suppose qu’il n’est pas musulman, même dans une mosquée ) ne s’applique
que s’il n’établit pas la salat ou qu’il n’y a rien de
manifestement musulman dans son propos comme la déclaration des deux
shahadas ou l’appel a la prière – dans ce dernier cas on suppose qu’il
est musulman. De plus, on peut formuler le jugement que quiconque accomplit
abondamment la salat possède l’Iman.
L’auteur de la Mouqqadimat, un des textes fondateurs de
l’école de Madinah, a dit:
“Les Oulémas sont arrivés au consensus au sujet
de la salat : - et ils ne sont pas arrivés à un consensus d’un tel
force au sujet de n’importe quel autre aspect de la Shari’at – que
quiconque est reconnu pour son koufr et son hypocrisie mais
accomplit la salat dans son heure, même accomplissement une
quantité de prières dans leur temps, alors on doit juger qu’il possède l’Iman
– même s’ils ne savent pas qu’il a formellement confirme le Tawhid
avec sa langue”.
Commentant cette observation de la Mouqqadimat, ash-Shingiti
de façon significative ajoute :
« cependant, on ne peut pas inférer la même chose de
quelqu’un qui jeûne le mois de ramadan, accomplit le Hajj
ou acquitte la Zakat, même de façon répétée. »
Ibn ‘Ashir poursuit dans le Mourshid al Mou’in
« …Il ne doit pas être corrompu ou avoir un défaut de
prononciation ou suivre lui-même un autre Imam devant lui, et en
ce qui concerne le joumou’a, il doit être libre et résident. »
Ali bin Abd as Sadiq a dit sur ces paroles « il ne doit pas
être corrompu » :
« Le sens le plus évident est que cela concerne la corruption
physique, comme boire du vin ou ce qui y est assimile et son ‘Aquida ne doit pas
être viciée, comme celle des Qadiriyas ou toute autre secte attachée a de
fausses croyances »
Puisque cela est confirmé, quiconque prie derrière une
personne corrompue au regard de ces aspects doit accomplir la salat
à nouveau quel que soit le délai écoulé.
L’enjeu est tellement important et particulièrement pertinent
pour notre souci présent, que nous sommes dans l’obligation de poursuivre le
cours de cette enquête, qui en elle-même proclame la gloire, la noblesse et la
supériorité de notre Dîne sur toute tentative de le renverser.
Pour continuer sur le sujet : dans al-Moukhtasar, il y a les
détails au sujet de la différence entre la corruption physique, qui invalide la
salat, et la corruption de la ‘Aquida, qui nécessite
d’accomplir a nouveau la prière dans son heure.
Le commentateur de cette œuvre, ad Dawudi, a dit :
« C’est le jugement bien connu et le madhab ( la direction
prise ) de Ibn al-Qasim dans la Moudawwana. C’est également le sens le plus
évident de ses paroles, indépendamment du fait qu’il fasse référence au
gouverneur qui doit être obéi ou non »
Shaykh ash-Shingiti a ajoute :
« est aussi considéré comme corrompu un officier injuste ou
quiconque prend un salaire de la recette des taxes officielles. Cependant, même
si l’invalidité de la salat derrière une personne corrompue est le
jugement préféré de Ibn ‘Ashir- et également du Moukhtasar, et ce qui a été
déclaré par Ibn Baziza- ce qui fait référence dans la pratique est l’inverse,
comme Abou-l-Abbas Al Qubab l’a mentionné, sur la base de ce qui a été transmis
par Ain-Jim qui a dit :
« le plus juste des madhab est celui selon
lequel on ne doit pas activement proposer une personne corrompue comme officier
ou pour être Imam mais la personne qui prie derrière lui n’a pas à
répéter la salat s’il a rempli les conditions obligatoires de la
salat. C’est ce qui est accepté par at-Tunisi, al Lakhmi, Ibn
Younous et a été par Ibn Roshd.
Shaykh Abd-al-Baqi a dit :
« C’est ce qui fait référence en pratique et cela ne convient
pas a l’auteur de diverger avec les Imams qui ont accepté de propager le point
de vue de Ibn BazIza.
Le Prophète, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, a
dit :
« Accomplissez la salat derrière toute personne droite et
toute personne corrompue » Ce qu’il entendait par personne corrompue est le
musulman qui est désobéissant, pas le kafir. Abdullah Ibn Omar, qu’Allah
soit satisfait de lui, a prié derrière al-Hallaj- et qu’il suffise comme exemple
d’une personne corrompue. Le meilleur que l’on puisse dire c’est que cela est
makrouh, comme mentionne dans al Yawaqit du Shaykh Mouhi’d-dine.
Ici il fait référence au Qadi par au Soufi. Le jugement
suivant est tire du livre al-Miyar dont le titre complet est “La mesure, le
standard et le compendium arabisé de celui qui prend la direction de l’Ouest
pour les fatwas des peuples d’Afrique, d’Andalousie et du
Maghrib.” Cette oeuvre de treize volumes de l‘Ecole de Madinah fut collectée par
Abou-l-Abbas Al-Wansharisi.
Là, il affirme:
“Ibn Siraj fut interrogé s’il était autorisé d’accomplir la
salat derrière quelque qui est engage dans des transactions financières du
Trésor et si la personne priant derrière lui devait répéter la salat, au cas ou
cela est interdit. Il répondit: « au sujet de quelqu’un qui tout en étant
Imam officie comme témoin officiel en matière financière pour le
gouvernement, alors le jugement correct est que cela est permis s’il est fiable
en ce qui concerne la salat, c’est à dire la purification, ses pré-conditions et
les autres choses qui sont obligatoires et qui invaliderait la salat
en étant négligées. Ainsi s’il guide la salat, alors cela est
permis. Si, cependant, il s’agit de quelqu’un d’une attitude nonchalante et
insolente – de telle façon qu’il ne réfléchirait pas a deux fois pour
contrevenir à la Shari’at et n’est pas fiable pour accomplir la
salat avec la purification correcte et l’intention droite, bref
quelqu’un de caractère douteux, alors si l’on connaît cela être avérée à son
sujet ou même qu’on le suspecte, alors il n’est pas permis a cet homme d’être
Imam. La personne qui malgré tout prie derrière lui doit répéter la
salat. Si, d’un autre côté, une personne commet en effet des actes
inacceptables mais en même temps s’applique au Dîne et maintient
ce qui est nécessaires dans la salat, alors il est permis pour lui
d’être Imam. Si l’on ne pouvait prier que derrière celui au sujet
duquel rien de défavorable n’a jamais été dit, alors on ne pourrait jamais prier
derrière qui que ce soit. Il a été rapporté dans un hadith que quand un
Imam dont l’état est inacceptable à cause du mal qu’il commet commence
la salat, ses mauvaises actions lui sont retirées et que la
salat des mouminounes derrière lui est purifiée, mais que
quand il quitte la position d’Imam ses mauvaises actions lui
reviennent devant les yeux- juste comme elles étaient avant qu’il soit l’Imam.”
Shaykh Ahmad Zarouq, le soufi et ‘alim de grande réputation,
a rapporté du Junnat al-Mourid :
“Il y a un consensus parmi les gens que la salat derrière
toute personne droite et toute personne corrompue est permise”.
Ibn Arabi, notre Qadi, a dit :
“la salat en jama’a est le Coeur du Dine.”
Puis, il continue en disant :
“Les imperfections et les défauts peuvent pénétrer à travers
la corruption des Imams. Cependant, il n’est pas possible pour les
gens du commun de s’absenter eux-mêmes de la salat de tels
Imams. En effet, ils n’ont aucune raison de les trouver inacceptables
puisque eux-mêmes ne sont pas différents de ces Imams : seule la
personne qui est meilleure demandera ce qui est meilleure. Si votre Imam
est comme vous et que vous dites : Je n’accomplirai pas la salat
derrière lui, alors vous ne serez pas capable d’accomplir la salat
vous-même, puisque ce que vous avez censure en lui vous devrez le censure en
vous-même. En effet, sa salat n’est valide uniquement si la vôtre
est valide. Si uniquement les justes et les droits étaient les susceptibles de
guider la salat, alors cela ne serait pas comme Allah, Gloire a Lui,
déclare dans la sourate al-Hajj ( 22:40 )
Si Allah ne
repoussait pas les gens
Les uns par les autres
Des monastères, des
églises, des synagogues et des mosquées,
Ou le Nom d’Allah est
abondamment invoque,
Auraient été abattues
et détruites
Allah assistera
certainement ceux qui l’assistent
Allah est le
Tout-Puissant, l’Omnipotent
Au sujet de sa phrase “ou quelqu’un qui possède un défaut de
prononciation”, il doit être retenu que tous les Oulémas de notre
Ecole donne la primauté a cet aspect, et que tous les différents points de vue
qui s’entendent de la définition de son acceptabilité, et des limites de ce qui
est tolérable a ce sujet, indiquent que c’est dans cette zone que se tient la
seule discrimination majeure pour l’acceptabilité d’un Imam.
Le caractère résumé de ce qui suit ne doit pas diminuer la
haute signification que la haute signification que les Oulémas ont place
dans cet aspect. Ce qui importe que nous reconnaissions que la décision prise
par la jama’a ne peut leur être reprise et ceux parmi eux qui savent,
pour être remise entre les mains d’un kafir ignorant depuis le système
bureaucratique du gouvernement. Ceci serait inacceptable, mais en même temps le
jugement une institution parrainée par l’état ou comité de mounafiqounes
serait en lui-même inacceptable, puisqu’un des buts des mounafiqounes
a toujours été d’affaiblir la nature absolue de l’évènement coranique. Par
exemple, le dictateur libyen qui renversa les Sanoussi se présenta comme le
gardien de l’Islam, mais après un certain temps proposa de retirer
le mot «Qoul !» sous le prétexte fallacieux mais sinistre que ce n’était pas le
message mais l’ordre donné au Messager. Bien sûr, ce qu’il visait d’un seul coup
était de retirer la réalité spirituelle de la sublime intimité entre Allah
et son Messager, et ainsi de réduire le rôle de la Nabawiyyat et donc détruire
le Tawhid puisque le « Qoul ! » est l’indication divine de la
condition nécessaire d’un pur Tawhid : « Pas de Tawhid
sans le Rasoul »
Au cœur du sujet de l’adéquation d’un homme pour le rôle d’Imam
repose la condition qu’il doit être un protecteur du Dine. Il a un
devoir en trois dimensions et la jama’at doit s’appuyer sur lui.
Il doit défendre la salat. Il doit protéger le Qur’an.
Il doit défendre la Zakat.
Ash-Shingiti a dit dans son Sharh Al-‘Ashmaawiyya :
« Il y a une différence d’opinion au sujet de celui qui ne
peut pas distinguer entre le Dhaad et le Thaa pour
être l’Imam, c’est à dire qu’il prononce le premier à la place du
second ou vice versa, comme beaucoup de gens du Sham ou les locuteurs
non-arabes »
Ibn Abi Zayd et Al-Qaabisi ont dit :
« la salat d’une personne derrière lui est
invalidée mais sa propre prière est valide tant qu’il ne le fait pas de façon
délibérée alors qu’il a la capacité de prononcer correctement.
Ibn Roshd a rapporté :
« Il y a un accord que la salat est valide
derrière lui, bien que makrouh ».
Shaykh Abou Abdullah at-Tawdi de Fès, dans sa glose du
commentaire d’Az-Zourqani sur le Moukhtasar, résume l’affaire du poids de la
mauvaise prononciation de l’Imam, qui tourne autour du jugement fameux de
l’Imam Malik tel que cité dans la Moudawwna au sujet de quelqu’un qui connaît
mal le Qur’an et qui ne distingue pas la Fatiha des autres
sourates, et arrive a la conclusion suivante :
« La salat d’un récitant derrière celui qui
connaît mal le Qur’an est invalide si sa mauvaise connaissance du
Qur’an signifie qu’il ne connaît pas la Fatiha par
cœur – et c’est ce que les Oulémas entendent pas « personne
illettrée » et ainsi de sa propre salat, selon le plus évident
jugement du madhab. Si sa mauvaise connaissance du Qur’an
signifie qu’il prononce mal en le récitant, comme par exemple quelqu’un qui ne
connaît pas la place exacte d’articulation de chaque lettre, alors la
salat est valide et permise, s’il est au même degré que lui ou moins bon
que lui, même s’il est meilleur que lui, ou qu’il y a quelqu’un de la même
capacité, mais à qui on ne demande pas de guider la salat, et
qu’il prie derrière celui qui prononce mal, leur salat est valide
et ils ne doivent pas la répéter, bien que cela soit makrouh pour
eux d’accomplir la salat avec une telle personne. »
Ceci est le jugement préféré et celui que pour lequel une
fatwa doit être émise – et s’applique indépendamment du fait que l’Imam
est capable d’apprendre ou pas. L’observation faite ci-dessus liant la mauvaise
prononciation à la distorsion doctrinale implique que celle-ci est pour quelque
raison que ce soit, comme dangereusement proche du koufr,
puisqu’une distorsion de prononciation peut altérer une signification et une
omission masquer une signification. C’est la limite du koufr.
La signification de ceci est soulignée par Qadi ‘Iyad dans
son noble, ash-Shifa, quand il nota, ajoutant au consensus de la Oumma au sujet
de ce qu’est le koufr
« Ainsi, la personne qui rejette le Qur’an ou une lettre de
celui-ci, qui altère quoi que ce soit ou y ajoute quoi que ce soit, comme les
Batinites ou les Ismaélites le font ou quelqu’un qui prétend que le Qur’an
n’est pas la preuve de la réalité du Prophète, qu’Allah le bénisse et lui
accorde la paix »
Il poursuit avec cette importante définition:
« Les musulmans ont établis le consensus selon lequel le
Qur’an comme il est récité dans toutes les parties du monde et mis
par écrit dans le moushaf parmi les musulmans, c’est à dire tout
ce qui est contenu entre la couverture de « Al Hamdoulillahi rabbi-l-‘alamine »
jusqu'à « Qoul a’oudhou bi rabbi-n-naas » est la parole d’Allah et sa révélation
qui descendit sur le Prophète Mouhammad, qu’Allah le bénisse et lui
accorde la paix, et que ce qu’il contient est vrai, et que quiconque néglige une
seule lettre délibérément, qui en change une ou en ajoute une qui n’est pas
contenue dans le moushaf du Qur’an, au sujet de
laquelle il y a un consensus pour qu’elle ne fasse pas partie du Qur’an,
est un kafir. »
Commentant sur l’opinion d’Ibn ‘Ashir, « qui ne suit pas un
autre Imam devant lui », le Mi’yar a dit :
« Une autre condition pour que quelqu’un soit Imam est qu’il
ne doit suivre quelqu’un d’autre comme Imam » : la salat de
quiconque suit quelqu’un qui lui-même suit un Imam est invalide ». Ainsi de son
affirmation : « il doit être libre et résident », cela signifie que pour le
joumou’a, il y a deux conditions supplémentaires, la première qu’il soit de
condition libre, donc un esclave comme Imam pour le Joumou’a ne serait pas
valide, et la seconde qu’il soit resident, donc le joumou’a derrière un voyageur
ne serait pas valide a moins qu’il a pris la décision de rester pour quatre
jours ou plus.
Ibn ‘Ashir poursuit dans le Mourshid al Mou’in :
Cela est makrouh dans le cas de quelqu’un qui souffre
d’incontinence ou de blessures ou quand un bédouin officie comme Imam pour
d’autres – donc sort des rangs ou l’on prie derrière quelqu’un si cela est
makrouh de prier derrière lui !
Al-Mouwwaq a rapporté que Ibn Ashir dit :
« Il y a une différence d’opinion si le woudou
est souillé à cause d’une émission d’urine dans des circonstances
exceptionnelles comme l’incontinence. Il y a deux opinions a ce sujet – et une
différence d’opinion pour savoir s’il peut être Imam d’autres personnes.
De la même façon, le jugement au sujet de quelqu’un dont une
impureté s’échappe et contre laquelle il ne peut rien, comme cela qui a une
blessure ou une plaie : il y a deux jugements au sujet de sa permission d’être
Imam. Il a été rapporte que Omar souffrait de cette façon pendant qu’il
était Imam mais il ne quitta pas la prière.
Ibn Younous a noté :
« le Prophète, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, a
ordonne que le woudou soit fait dans le cas d’une émission de liquide séminal et
d’essuyer le pénis.
Ibn Wahb a rapporté :
Omar ibn al-Khattab, qu’Allah soit satisfait de lui, a
dit : « Parfois je sens quelques gouttes couler le long de ma cuisse pendant la
salat, mais je ne quitte pas pour les laver avant d’avoir terminer
ma salat », cela est du a sa verdeur et a ses pertes a la fin de
sa vie.
Qadi ‘Iyad a dit, rapportant d’un de ses Shaykhs et
Sahnun :
« Il est préférable d’éviter une telle personne comme
Imam, sauf dans le cas d’une personne d’une exceptionnelle droiture »
Au sujet du Bédouin comme Imam, il a été rapporte que Malik a
dit :
« Un bédouin ne devrait pas guider la prière ni comme
resident ni comme voyageur, même si il est le meilleur pour réciter parmi les
présents »
Ibn Wahb, commentant Malik, a noté :
« Cela est du a leur ignorance du comportement des autres
peuples, à cause de l’imperfection qu’il pourrait leur être imputer dans le fait
qu’il n’assiste pas au joumou’a ou ne s’efforce pas á bénéficier
de l’excellence de la jama’a.
Au sujet de son jugement : “donc quitte les rangs de ceux qui
prient derrière lui, si cela est makrouh pour lui d’être Imam ! »
al Mouwwaq a ajouté :
Qadi ‘Iyad a dit en ce qui concerne les attributs qui sont
désapprouvés dans la personne qui est Imam :
« Quand il prend un salaire pour être Imam,
quand les gens de la jama’a ne l’aime pas ou quand quelqu’un parmi la
jama’a derrière lui désire être Imam »
C’est à cette articulation que nous devons noter un jugement
très important de Ibn Roshd à ce sujet. Etant donné la haute position que Ibn
Roshd a pour nous, il doit être gardé à l’esprit qu’il est universellement
respecté.
L’implication de ce jugement va très loin puisqu’il souligne,
comme les autres jugements dans cette fatwa, que la validité de l’Imam
est par un aspect fondé sur le consensus de la jama’at. Le fait
qu’il doive être acceptable est une indication de la dimension authentiquement
démocratique de la communauté musulmane, qui ne doit sous aucun prétexte être
vicié par la pseudo-démocratie d’aucun état kafir, légiférant d’une manière qui
prétend renverser la Shari‘at au nom d’une démocratie
autoproclamée qui est purement théorique.
Au sujet des gens priant derrière un Imam qui est
désapprouvé, ce jugement est confirmé par Ali ibn Abdas-Saadiq, qui a dit :
« Cela s’appuie sur le hadith « Cinq personnes n’obtiennent
pas la récompense de la salat : une femme de laquelle le mari est mécontent (
une riwayat fait état d’une femme qui ne se retire au lit pendant que son mari
est encore en colère ), un esclave fuyant son maître – jusqu'à ce qu’il retourne
une personne doit cesser de parler a son frère pendant plus de trois jours, un
homme adonne au vin, et un Imam qui guide les gens dans la salat quand ils le
désapprouvent » Ceci est rapporte par as-Samarqandi dans son Tanbih
al-Ghafiline.
Il poursuit en disant après cela :
« Cette désapprobation est de deux sortes. D’un côté, cela
peut mis sur le compte d’une forme de corruption en lui ou parce qu’il prononce
mal dans la récitation – auquel cas ils peuvent trouver quelqu’un d’autre ou
parce qu’il y a quelqu’un de plus savant que lui dans la jama’a –
et c’est cette personne-la qui désapprouve le fait que ce soit lui qui dirige la
salat. D’un autre coté, leur désapprobation peut être parce qu’il commande au
bien et ils le haïssent ou l’envient à cause de cela, et il n’y a personne dans
la jama’a qui est plus savant que lui – alors leur désapprobation
est nulle et non-avenue, et il devrait les guider malgré eux.
A partir de cela, il est clair que l’affaire est dévolue a la
jama’at. A partir de cela, il est clair que toute interférence par
l’état kafir, dans l’approbation ou la désapprobation de l’Imamat dans n’importe
quelle mosquée serait une attaque frontale, ouverte et délibérée contre le
Dine al Islam; étant donné ce que nous avons établi auparavant de
l’absolue confiance dans l’Imam en tant que protecteur du
Dine.
Ibn Ashir poursuit dans le Mourshid al Mou’in :
« Ainsi, dans le cas d’une personne dont le bras est
paralyse, ou qui ne porte le manteau quand il est l’Imam dans une
mosquée, ou quand un rang est interrompu par des colonnes »
Al-Mouwwaq a dit, commentant les mots de Khalil :
“Et cela est makrouh pour une personne dont le
bras est coupé ou paralysé : « Al Mazari a dit : « La majorité de nos compagnons
tenait la narration de Ibn Nafi’ de la part de Malik lui-même, même dans le
joumou’a ou les ‘Aids. Al Ma’zari poursuit en disant :
‘comme il s’agit d’un membre qui n’empêche pas d’accomplir les aspects
fard de la salat, alors le fait d’être Imam
est permis quand il manque, comme dans le cas de quelqu’un qui est aveugle.
Malik a dit :
« Les déficiences sont au nombre de quatre dans le Dine,
et non pas quatre en ce qui concerne le corps »
Zouman a rapporté de Ibn Wahb :
“Je ne considère pas qu’une personne dont le bras manque
devrait guider la salat – ni une personne dont le bras est paralyse et qui est
incapable de mettre sa main sur le sol.
Ibn Roshd expliqua : « Il veut dire que cela est
makrouh »
Au sujet de ses paroles : « ou qui ne porte pas le manteau
quand il est Iman dans une mosquée », al Mouwwaq a dit « il est
rapporté de Malik « je désapprouve cela dans le cas d’Imams
de mosquées, et quand une personne est en voyage ou chez elle, je préfère qu’il
couvre ses épaules d’un turban.
Au sujet de ses mots : « la salat qui est
interrompue par des colonnes », Al Mouwwaq a dit « il a été rapporte de Malik
« il n’y aucun mal dans le fait d’avoir des rangs entre les colonnes si la
mosquée est petite. »
Ibn Ashir poursuit dans son Mourshid al Mou’in :
« ou se tenir devant l’Imam ou former une autre jama’a après
la jama’a habituelle »
Al Mouwwaq a dit en commentant les mots de Khalil
« Ou devant l’Imam, quand cela n’est pas
nécessaire », Malik a dit : « il n’y aucun mal a accomplir la salat
dans une pièce close séparée de la salat de l’Imam –
autre que celle de Joumou’a – s’ils peuvent voir ce que l’Imam et les gens sont
en train de faire a travers une fenêtre ou d’un étage dans une mosquée du moment
qu’ils peuvent entendre ses takbirs […] Si les pièces ou les maisons sont devant
l’Imam, alors cela est makrouh, mais s’ils font la salat
devant lui, cela est encore valide et accepté »
Au sujet de son propos “une autre jama’a”, al Mouwwaq a dit :
“Il a été rapporte de Malik: “la même salat ne
devrait pas être accomplie deux fois dans une mosquée, si ce n’est dans une
mosquée ou il n’y a pas d’Imam désigné, auquel cas quiconque peut
y former une autre jama’a.
Ibn Younous a dit
« Une autre jama’a n’est pas formée à cause de
l’animosité que cela peut entraîner entre les deux Imams, et aussi
afin que les gens de bida’a sont empêchés de mettre un des leurs
Imams en avant »
Il résulte de cela que la communauté musulmane a une
responsabilité première pour voir que leur Imamat est le fruit de
leur choix et de leur jugement, et non imposé à eux par l’état kafir ou les
entités mounafiq qui ont été officialisées pour couvrir les intentions de l’état
kafir. Tout Imam nommé par licence étatique s’est soumis à la plus
profonde bida’ qui met en péril la survie du Dine.
Ibn Ashir poursuit dans le Mourshid al Mou’in:
“un imam désigné qui pourtant inconnu, une personne blâmable,
un homme non-circoncis, un eunuque, un esclave ou un bâtard”
Al-Mouwwaq a dit : Ibn Habib a rapporté de Ashab, Ibn Nafi’,
Asbagh et Ibn AbdalHakam :
« Il n’est pas convenable que quelqu’un d’inconnu guide la
salat à la place de l’Imam désigné qui est connu”.
Ibn Arafa a dit :
« Si quelqu’un est désigné pour une mosquée mais ne guide par
la salat dans cette mosquée à cause d’autres aspects qui sont
preferables selon la Shari’at, alors on ne doit pas accomplir la
salat derrière un autre Imam officiellement désigné
jusqu’a ce que les gens le connaissent – et c’est la pratique de ceux que j’ai
rencontré »
Ici Ibn Arafa fait bien sur référence aux désignations
officielles a l’intérieur du contexte islamique de gouvernance.
Ses paroles “une personne blâmable” indique quelqu’un duquel
les gens persistent à parler au sujet de ce qu’il a fait dans le passé.
Au sujet de ses paroles “un homme non-circoncis”, Ibn
al-Qasim a rapporte:
“Une personne non-circoncise ne devrait pas guider la salat”.
Sahnun a rapporte: “mais une personne qui cependant le suit, ne doit pas répéter
la salat.”
Au sujet de ses paroles “un eunuque”, Malik a juge cela
makrouh de le designer officiellement comme Imam pour les prières fard.
Au sujet de ses paroles : “un bâtard”, AL Mouwwaq a dit :
Malik a rapporte : “je désapprouve qu’un bâtard soit choisi
comme Imam officiellement désigne”. Abou Omar a dit “…de peur que l’exposer aux
propos malveillants – puisque être Imam est position d’estime et d’honneur et
que les gens s’efforcent d’y accéder et éprouvent de l’envie pour elle”
Ibn Ashir poursuit dans le Mourshid al Mou’in :
il est permis dans le cas d’un homme impotent, d’un aveugle,
de quelqu’un avec un défaut d’élocution ou d’un lépreux, du moment que cela
reste léger – et cela suffit pour notre but”.
Isa et Ibn al-Majishun ont dit :
« Il n’y a aucun mal as ce que quelqu’un d’impotent
soit Imam »
Malik a confirmé :
« Il n’y a aucun mal à prendre un aveugle comme Imam
officiellement désigné »
Au sujet de ses mots : « un défaut d’élocution », al Mouwwaq
a dit
« Ibn Roshd a dit : « la personne avec un défaut d’élocution
n’a pas de récitation claire. Il n’y a aucun désaccord qu’une personne qui suit
un tel Imam n’a pas a répéter la salat, même si il serait makrouh si il le suit
– a moins, le cas échéant, qu’il n’y ait aucun autre que lui qui soit
acceptable »
Au sujet de ses paroles « atteint par la lèpre si ce n’est
que légèrement », cela fait correspond à quelqu’un dont la lèpre n’a pas atteint
un stade avancé », Al Mouwwaq a dit:
« Il n’y a aucun désaccord sur la capacité quelqu’un atteint
par la lèpre a être Imam, a moins que sa maladie a atteint un stade
particulièrement repoussant et qu’il est établi de la part de ses voisins qu’ils
éprouvent de la répulsion a garder sa compagnie, auquel cas il devrait se
retirer de la position d’Imam »
Au sujet de son propos “et cela est suffisant”,
cela indique que sont la soulignes les éléments essentiels.
L’auteur du Jaami’ as Saghir a dit :
« L’Imam et le mou’adhin ont la
récompense de ceux qui prient avec eux ».
Ibn al-Hattab a dit
« Selon l’école du ‘Amal des Gens de Medine, comme établi
dans la Moudawwana, il est makrouh de prendre un salaire pour
faire office d’Imam pour le fard et le nafila.
Les paroles de Khalil doivent être comprises comme
s’appliquant de façon générale au fard et nafila.
Cependant, dans le Kitab al Ijaraa, Ibn Younous a dit :
« Ibn Al-Qasim a dit : « A mon avis, cela est
particulierement desapprouve en ce qui concerne les cinq salat
quotidiennes »
Selon Ibn Roshd, si l’on craint qu’il néglige le fard
a la mosquée ou ne maintienne par le nafila du tout – sans un
salaire – alors un salaire est un moindre mal. De plus, accorde un salaire pour
quelque chose pour laquelle on n’est pas obligé de le faire, est permis et meme
si être Imam est un acte d’adoration accompli pour se rapprocher
d’Allah, le principe de cette affaire demeure le même que pour le
adhan ou la construction d’une mosquée. »
Résumons le sujet du fiqh de l’Islam
avec les définitions d’un des plus grands Oulémas que le monde est
connu, Qadi Iyad. Ceci est tire de son œuvre fameuse, Les Fondations de l’Islam
selon les Gens de Madinah.
LES DIX QUALITES OBLIGATOIRES QUE L’IMAM DOIT
POSSEDER
1. Il doit être majeur
2. Un homme
3. Sain d’esprit
4. Musulman
5. d’un caractère droit
6. un recitateur du Qur’an
7. Un faqih en ce qui concerne qui lui est requis dans sa
salat.
8. Capable d’accomplir la salat de la manière dont elle doit
être accomplie
9. avoir une bonne élocution
10. et dans le cas de Joumou’a, il faut ajouter
: libre et résident dans la ville
LES QUALITES QUI SONT PREFEREES SONT NEUFS:
1-Qu’il soit parmi les meilleurs parmi les siens dans le
Dîne,
2- Qu’il soit le meilleur d’eux dans la connaissance du
fiqh,
3- Qu’il soit le meilleur reciteur du Qur’an
parmi eux,
4- Qu’il soit issu d’une bonne famille parmi eux,
5- Qu’il possède d’excellentes qualités morales,
6- Qu’il soit un homme libre,
7- Qu’il possède tous les membres de son corps,
8- Qu’il possède une belle voix,
9- Qu’il porte des vêtements propres et bien taillés,
En conclusion, il doit être noté qu’une distinction puisse
être faire entre Imam ratib et Imam khatib.
Il découle de cela que pour un Imam dont la seule fonction est
l’accomplissement des prières obligatoires et toutes les autres prières telles
que la prière pour le mort, celle de l’éclipse et ainsi de suite, il n’y a
clairement aucune raison qui puisse justifier une quelconque interférence
extérieure, de quelque nature que ce soit.
C’est dans le cas de l’Imam khatib
qu’évidemment l’état laïc de la Banque se sent obligé d’amorcer l’abolition
de l’Islam en France. C’est l’évidence, et personne ne le
contestera, que si un Imam, dans un pays qui n’est pas gouverne
par l’Islam, s’en prend ouvertement a l’état et incite à la
violence contre l’état, alors l’état en question possède à sa disposition tous
les moyens pour faire rendre des comptes a un tel Imam. C’est un
sujet qui se laisse régler facilement. Il faut croire qu’une jama’at
de citoyens a l’intérieur de la nation sont les mieux places pour cela. En aucun
cas, une instruction particulière des Imams par l’état pour le
soutien à la Constitution, différente de celle donnée au reste des citoyens, est
une attaque délibérée sur le Dine.
Il faut rappeler au gouvernement fantoche que grâce à son
sinistre système éducatif, la masse des citoyens ne peut a peine lire les
oeuvres classiques de la merveilleuse langue française, sans parler du baragouin
affligeant dans ce temple laïc des droits de l’homme, l’idéologie républicaine,
le laïcisme et les valeurs européennes, tellement affichées dans le discours sur
le droit a l’entrée de la Turquie dans l’UE.
C’est notre plus grand espoir que de voir ce sujet saisi par
la communauté musulmane de France, pour non seulement sauver le Dine al
Islam, mais aussi sauver la France d’un glissement vers le fascisme que
ses propres citoyens vont bientôt reconnaître alors qu’il est en train d’abolir
la démocratie qu’ils imaginaient posséder.
Nous implorons Allah de nous protéger et de nous
renforcer, et nous implorons Allah de réveiller dans les cœurs des
musulmans francais a leurs premières responsabilités d’aujourd’hui : a la fois
la protection du Dine, et la diffusion active du Dine
par le bon exemple, des gestes nobles et par un appel ouvert au Dine al
Haqq.
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